Oiseau de paradis
par : Natalie Légère
« Oiseau de paradis » a été créé au tout début d’une période de transition. Il fait partie de la dernière série d’œuvres que j’ai réalisées en acrylique. Cette pièce a été inspirée par une recommandation d’un Aîné mi’kmaq, Noel Milliea, qui m’avait suggéré de peindre un hibou. Cette suggestion m’a éventuellement menée à peindre toutes les espèces de hiboux de l’Île‑Tortue.
Le hibou est un sujet d’une grande richesse. Il m’est d’abord apparu en vision, puis à travers le travail de collègues que j’aime profondément. La collection Howl, dont cette œuvre fait partie, a été créée pour une exposition au Centre culturel Aberdeen, un lieu où j’ai passé ma jeunesse parmi des artistes et des écrivains. J’ai donc choisi d’utiliser le poème Howl d’Allen Ginsberg — dans lequel il énumère les personnes folles, laides, magnifiques qu’il a aimées, et la fougue de sa génération — pour exprimer la personnalité que je perçois chez ces hiboux.
On y retrouve un amour profond pour l’humanité et le monde naturel. Il y a aussi une quête de compréhension spirituelle : la nuit obscure de l’âme, les puissances féminines, le passage entre la vie et la mort, la haie, la sagesse, la vision dans l’obscurité, le prédateur, le chasseur, le guerrier, la capacité de voir à l’envers et tout autour. Ces peintures ont été créées pour mes ami·e·s, dont plusieurs ont leurs propres histoires liées aux fleurs Birds of Paradise. C’est en voyant la corrélation entre les couleurs, le sujet et le thème que j’ai donné ce titre à l’œuvre.